Advertisement

My eyes under the sky... - Vous connaissez le système(projet géo...) [entries|archive|friends|userinfo]
Jessica

[ website | Luna In The Moon ]
[ userinfo | livejournal userinfo ]
[ archive | journal archive ]

Links
[Links:| -Ma page sur fanfiction.net -Ma page sur fictionpress.com I M TOO SEXY!! Mon autre site.... ]

Vous connaissez le système(projet géo...) [Feb. 19th, 2007|01:13 pm]
Previous Entry Add to Memories Tell a Friend Next Entry
Après la menace qui pesait sur nous avec la possible pandémie de grippe aviaire, nous avons voulu en savoir plus sur cette industrie méconnue du public. Qu'arrivait-il à la production de poulet pour que soudainement un fléau tel que cette maladie ne s'attaque à nous? Paul Gagnon, producteur de volaille, a vite fait d'écarter nos craintes et nous a fait découvrir un monde bien spécial où le dindon est roi.


Monsieur Gagnon il y a un énorme virus que l'on appelle la grippe
aviaire. Ce virus ravage l'industrie aviaire, mais pouvez-vous nous
expliquer en gros ce qu'est la grippe aviaire ?

La grippe aviaire comme vous l'avez dit est une maladie qui est
contagieuse et qui s'attaque aux poules. Cette maladie atteint les
animaux, mais elle a déjà touchée les humains à de rares occasions . Il y a deux stades à la maladie : ces deux stades sont la virulence faible ou extrêmement élevée. La virulence faible n'a pas de symptômes graves qui nous indiqueraient que ce poulet à la grippe aviaire. Celle
qui est élevée, se propage dans tout le poulailler. Malheureusement, pour
les poules atteintes de la virulence élevée, elles en meurent dans les
quarante-huit heures.

Mr Gagnon, pourriez-vous nous expliquer un peu la situation qui se joue dans les poulaillers du monde présentement ?

La grippe aviaire, comme toutes les maladies qui s'attaquent à nos poules vient de salmonelles, des virus dans l'intestin de la volaille et risque de nous tuer si la cuisson du poulet est mal faite ou si sa réfrigération est manquée. Le virus une fois dans le corps humain, s'attaque alors aux autres personnes. C'est là que résident le risque d'une pandémie.


Mais y a-t-il un moyen d'empêcher l'apparition du virus chez la volaille ?

La Chaire avicole, nouvellement fondée, travaille sur la question en collaboration avec Santé Canada. Il y aurait peut-être une percée avec les pro-biotiques, les bactéries bénéfiques, que nous ferions ingérer aux poules pour renforcer leur système immunitaire.

Monsieur Gagnon, tout le monde sait que les Canadiens consomment
beaucoup de porc : est-ce le cas avec le poulet ?


Oui. En 2003, le Canada a produit 934,1 millions de tonnes de poulet. Le
canadien moyen consommera 34,5 kilogrammes de poulet et de dindon, en
équivalent au poids éviscéré, dont 30,5 kilogrammes de poulet par
personne. Par ailleurs, je dois dire qu'environ 60 pourcent de cette production
est produite au Québec et en Ontario.




Le poulet étant très populaire, il y a des demandes. L'industrie
aviaire nous permet de manger beaucoup de poulet, mais elle est aussi une
ressource économique. Combien de dollar le poulet nous rapporte-t-il et
dans quel pays l'exportons-nous ?

Comme je vous l'ai dit précédemment, le poulet est très populaire auprès
des canadiens, mais comme dans l'industrie céréalière, nous l'exportons.
L'industrie aviaire rapporte environ 34 millions de dollars. Nous
exportons je dirais 17 millions de poussins et de dindonneaux dans 25 pays
différents. Dans les principaux pays, il y a les États-Unis qui occupe
près de 95 pourcent et il y a aussi entre autres, le Japon, le Mexique
et la Russie.

Que pensez-vous du prix du poulet pour l'instant ?

Il est formidable et ce prix est dû aux changements que nous pouvons
qualifier de révolutionnaires. Des chercheurs ont fait des recherches qui
nous ont permis de faire des croisements.






De toutes les viandes, le poulet est sûrement l'une des plus simples à préparer, seulement avec toutes les sortes de poulet « nourris au grain », les consommateurs ne savent plus quoi choisir. Seulement, si certaines marques indiquent que leurs poules ont été nourries de façon biologique, de quoi sont donc nourris les autres poules?

Je vais certainement faire de la peine à certaines lectrices de votre magasine, mais je dois vous annoncer que toutes les poules du Québec sont nourris « de grains ». En effet, 88% de leur alimentation est constituée de grains contre seulement 10% de graisse animale/végétale qui sert à améliorer le goût, la texture et la valeur nutritive de leur nourriture. Les aliments peuvent aussi contenir 1,5% de minéraux pour prévenir toutes carences nutritionnelles. Bien entendu, le producteur doit attendre que les additifs aient été purgés de l'organisme de la volaille avant de l'amener à l'abattoir.

En parlant de rumeur, certaines indiquent que certains poulets du Québec auraient eu des injections d'hormones, est-ce la vérité ?

L’hormone appelée le diéthylstilboestrol (DES) est interdite au Canada depuis 1973 et aux États-Unis depuis 1979, quand on a démontré que cela rendait la volaille cancérigène. Sinon, pour les irréductibles, il est vrai que le temps nécessaire à la volaille a considérablement raccourci, mais ce n'est que grâce aux avancées technologiques, au développement de nouvelles lignées génétiques, à l'amélioration côté alimentation animale et à la prévention des maladies.


En mangeant des ailes de poulet ou du poulet BBQ, on ne pourrait pas reconnaître l'adorable poule dans ce morceau de viande. Pourriez-vous nous expliquer les différentes étapes entre l'élevage du poulet et son achat au supermarché du coin ?

Tout cela commence dans le poulailler : après une certaine période qui varie selon les races de poules, nous les examinons afin d'être sûr qu'aucune n'est malade. Puis, nous les envoyons à l'abattoir. Certains, mécanisés, peuvent abattre plus d'un million de volaille par jour. Ensuite, une fois le poulet mort, il est distribué par les distributeurs et est envoyé dans les supermarchés.

Certaines personnes pensent que plus le poulet est gros avec une bonne
peau plus le poulet sera meilleur. Est-ce que c'est vrai ?

Non, mais les poulets seront classés différemment. Un bon poulet tout ce
qu'il y a de plus parfait, sera dans la catégorie Canada A on peut
descendre jusqu'à Canada C. Ceux qui sont dans Canada C, ont une peau
déchirée et une décoloration légère. Malgré tout, ils ont la même valeur
nutritive peu importe dans quelle catégorie ils sont.
LinkReply

Advertisement